Le Nom-Lieu
L'idée préconçue selon laquelle un squat serait un repère de drogués ou de
clodos, est encore trop rependue. Un squat c'est lieu un vide qu'occupent
directement ceux qui en ont besoin, que ce soit pour se loger, ou
organiser des concerts, des activités culturelles ou artistique.
Parce que toute contestation partielle rejoint la fonction répressive du
vieux monde, nous nous refusons à séparer la lutte pour le logement, de la
lutte contre la domination sous toutes ses formes.
Lutter pour le logement, c'est lutter pour des miettes sans s'attaquer au
système qui fait que des gens sont à la rue, pendant que des logements
sont vides pour faire monter les prix de l’immobilier. C'est accepter
tacitement ce système qui tout les jours te fout un flingue sur la tempe
et te dit : « va bosser sinon tu pourras plus payer et tu dormiras dehors
».
Ouvrir un squat c'est non seulement obtenir un toit, mais c'est une
attaque portée contre la société spectaculaire marchande. C'est un espace
où la religion de la marchandise n'a pas cours, et dans lequel les gens
peuvent échanger des idées, des pratiques ou simplement partager un bon
moment hors des rapports biaisés du spectacle.
Nous ressentons cette nécessité, de ne pas attendre d’hypothétiques grands
soirs pour commencer à vivre ; le squat c'est l'opportunité de commencer
ici et maintenant à déconstruire les rapports qui nous aliènent et à
prendre conscience de la force et de la joie qui réside en chaque
individu. C'est un endroit ou les séparations qui ordonnent les différents
pans de l'existant sont abolies, rien n'y est plus ou politique, ou
social, ou économique, etc... Mais tout cela à la fois et tellement
d'autres trucs qu'on ne peut pas tous les imaginer.
Le Nom-Lieu a ouvert dans cette optique chacun est invité à venir proposer
des activités, des ateliers ou simplement à passer un bon moment autour
d'un verre ou d'un repas.
L'adresse c'est 19 rue de la parmentière ( rebaptisée rue des pétroleuses
) à la Riche.
Samedi 12 mars 19h30 Barbeuk (amenez du boire et du manger et des trucs a
griller, vos instruments de zik et vos K7)
BONNE HUMEUR EXIGEE A L'ENTREE
Dimanche 13 mars 16h00
Lundi 14 mars 15h00 – 16h30 Initiation a la langue des signes
NOUS VOULONS DES LIEUX POUR HABITER LE MONDE
A BAS LA SOCIETE SPECTACULAIRE MARCHANDE TECHNO INDUSTRIELLE
PIRATONS LE SYSTEME / OUVRONS DES SQUATS!!!
Collectif « ya pas que les toilettes qu'on occupe »
« Ce qui est contraire est utile ; ce qui lutte forme la plus belle harmonie ; tout se fait
par discorde. » Héraclite, fragment 8
Nouvelle réquisition et occupation d’une maison vide à La Riche, tous près de Tours. Après une marche festive, le jeudi 10 mars, une trentaine de personnes déguisées sont entrées au 19 de la rue
de la Parmentière, et y ont fait la fête.
Le Nom-Lieu s’est encore trouvé un toit ! Comme nous l’avions annoncée dans l’appel précédant, nous gardons la volonté d’ouvrir des espaces d’expérimentations, de créations, de
partages, de liens combatifs. Chaque bout de territoire arraché au contrôle de l’Etat et de l’argent est une petite victoire.
La Police Nationale est demeurée sur le qui-vive : elle nous serrait de près pendant la marche, est venue avec du renfort d’hommes et de matériel devant la maison (heureusement, ils ne
savent pas ouvrir une porte quelque peu rouillée par le temps), puis la BAC a continué ses rondes dans le quartier jusque tard dans la nuit.
Cette après-midi, deux officiers et deux sous-fifres à vélocipèdes, accompagnés du maintenant célèbre huissier Morfoise (cf. précédant communiqué), ont pénétré dans le jardin par effraction (en
tordant la partie basse du portail métallique). Demande leur a été faite de sortir, mais sans résultat, sinon des grimaces de mépris de leur part. Ils venaient constater l’occupation du
bâtiment, faire savoir qu’un référé serait prononcé très prochainement à notre encontre, et convoquer l’un de nous au commissariat pour une vieille histoire d’ordonnance pénale.
La loi passe son temps à violer ses propres règles, et ceci particulièrement dans l’agglomération tourangelle. Nous entendons bien faire de même…
Nous invitons samedi à 19h30, à une soirée barbeuk, avec récup à 12h45, place du Grand Marché. Chacun vient avec ses envies et ses idées, il y a
de place pour les concrétiser. La nuit sera à nous.
Dimanche à 16h, assemblée pour organiser les jours qui suivront, et les projets réalisables. Venez à l’heure, pour profiter du soleil au
jardin.
Lundi, nous vous proposons un cours de langage des signes entre 15h30 et 16h30.
Et, si tout se passe bien, on vous revoit vendredi 18 pour une pièce de théâtre.
Aujourd'hui, tout projet nécessite l'approbation de la société et de la
"Justice" française; nous manquons d'espaces de liberté, d'endroits où
l'on peut remettre son quotidien en cause par des expériences concrètes...
Toute forme de vie alternative est considérée comme illégale, vivre hors
des cadres entravés de la société où l'argent n'est pas une récompense aux
projets construits, est dorénavant proscrit.
Ouvrir un squat d'activités et d'habitation peut être un moyen de recréer
de nouveaux rapports sociaux, de partager des savoirs, de participer à des
débats, des activités ou de faire la fête.
Nous avons déjà mis en œuvre nos envies en ouvrant en un mois deux lieux
inoccupés, mais ils ont été immédiatement expulsés par les forces de
l'ordre et cela sans respect des procédures juridiques : sans plainte puis
sans preuve de référé.
MANIFESTIVE JEUDI 10 MARS
PLACE DE LA VICTOIRE 19H00
Venez déguisés pour se réapproprier l'espace public
et SAMEDI 12 MARS à la place de la LIBERTE,10H00, Contre le fin de trêve
hivernale
"La liberté ne peut être que tout le liberté ; un morceau de liverté n'est
pas la liberté." Max Stirner
« Pour nous assaillir aujourd'hui le féroce Tueur n'a ni épée ni cuirasse.
C'est un feu qui vient nous ronger, et nos clameurs lui font cortège... »
Le Nom-Lieu est une négation en acte : il lui arrive aussi de se
compromettre dans le cours normal et sclérosé de ce monde. L'ennemi a le
choix des armes, nous aussi ; et nous avons choisi l'endroit de l'attaque.
Nous étions trop à l'étroit dans une position défensive qui nous était
imposée.
Nous avons occupé l'office de Mr. Morfoisse, huissier de justice de Tours
auquel la police nationale et les autorités municipales font
systématiquement appellent pour nous expulser. Il s'agit d'une fière
crapule. Nous voulions mettre en lumière une situation qui n'avait jamais
été exprimée clairement.
Par notre simple et unique présence, accompagné de quelques lectures et
d'un accordéon, la tension est vite montée. L'huissier rendu hors de lui,
a empoigné l'un d'entre nous, et l'a menacé de mort en son absence ; nous
citons pour le ridicule du personnage : « Celui-là, qu'il fasse bien
attention à lui, si je le recroise en dehors des heures de service, je
l'écrase avec mon 4x4 ! ». Deux paniers à salade, remplis de crabes, sont
alors arrivés toutes sirènes dehors ; mais nous avions déjà quitté les
lieux de notre forfait.
« Quand la nuit se lasse, le jour vient achever l'œuvre de mort »
Ce sinistre personnage n'en ait pas à sa première hypocrisie. Par
habitude, il se sait systématiquement couvert par les méandres de la
justice et n'hésite pas à en abuser... Que les conditions pour ses Référés
(concernant les squats) ne soient pas remplies, ce n'est nullement un
problème pour le Président du TGI. Ce dernier ratifie et rend légal des
procédures sensées être exceptionnelles, mais devenue systématique depuis
quelques année à Tours. Si la justice ne s'invente pas, le masque de la
légalité lui peut se créer.
Ce n'est certainement pas par le caractère collectif et subversif que
prennent parfois nos actions que ce genre de pratiques et de connivences
pourraient être trop simplement justifiées. En effet comme le montre le
témoignage ci-dessous, nous ne sommes pas les seuls à nous opposer aux
comportements de cet huissier. (voir l'article :
http://www.opojus.com/Tours/
De plus dernière frasque en date, lors de l'énième report du procès des «
quatre de Tours », le procureur s'est justifié en renvoyant la faute des
erreurs commises dans la procédure, sur le dos de ce fameux huissier...
Lorsque nous voulons ouvrir de nouvelles portes, l'ordre des choses nous
en empêche. Cette opération aura eu le mérite de rendre sensible des
phénomènes qui nous éloignent un peu plus chaque jour de l'illusion
marchande et de la médiation démocratique.
« Qu'il coure s'enfoncer dans les immensités de la mer Océane (…),
où pas un port n'offre refuge (...) contre le dieu que les dieux eux-même
désavouent! »
ATTENTION UN MASQUE PEUT EN CACHER UN AUTRE
Les orgasmes Associés...
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